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9 avril 2012 / MarikaMTL

Facebook acquiert Instagram : pour le meilleur… et pour le pire?

Facebook acquiert Instagram

Nouvelle importante annoncée aujourd’hui : Facebook fait l’acquisition de Instagram pour 1 milliard de dollars. On en a parlé entre autre sur TechCrunch, Mashable, Cyberpresse, Facebook, Instagram. Cette annonce succède à celle faite la semaine dernière qui rendait désormais Instagram disponible sur Android (jusque là seuls les utilisateurs de Iphone, Ipad et Ipod avaient accès à Instagram). Instagram est une application de partage de photos, qu’il est possible d’éditer avec quelques filtres, application qui est devenue rapidement un réseau social. Lancée en octobre 2010, on compte près de 30 millions d’utilisateurs, dont les nouveaux utilisateurs sous Android, qui ont été plus de 1 million à télécharger l’application en 24 heures.

Les réactions sont nombreuses

La nouvelle s’est rapidement répandue dans les médias sociaux. Captures d’écran et Tweegram (application qui permet de taper un texte, en y intégrant des styles et de publier sur Instagram) déferlaient aussi sur Instagram, et ce même si c’est une application de partage de photos, c’est peu dire.

Mashable a rescencé quelques réactions des internautes… Techcrunch a identifié les nouveautés que nous risquons de voir apparaître. J’ai ai fait une adaptation libre, avec quelques compléments d’information.

Lier son compte Facebook

Il était déjà possible d’ajouter sur Instagram les amis Facebook qui détenaient un compte. Aussi, depuis quelques mois, lorsque nous partageons des photos Instagram sur Facebook, elles sont maintenant regroupées dans un album, ce qui est une façon beaucoup plus conviviale de les regarder, car auparavant, c’était un lien unique qui était publié et qui renvoyait sur une page web. Le "login" par Facebook deviendrait aussi un incontournable.

Appliquer des filtres directement sur Facebook et importation facilitée

Semble-t-il que Facebook travaillait depuis un moment sur la possibilité d’éditer des photos à même Facebook. L’acquisition de Instagram devrait faciliter ce développement. Il serait envisageable d’éditer des photos dans d’autres albums Facebook déjà publiées. De plus, il pourrait désormais être possible d’importer sur Facebook plusieurs photos à la fois à partir de Instagram (pour le moment, les photos peuvent être importées une à la fois).

Géolocaliser ses photos à partir de la base de données de Facebook

Actuellement, Instagram utilise la base de données de Foursquare pour permettre la géolocalisation de photos. Désormais, l’intégration avec Lieux de Facebook deviendrait une caractéristique logique. Personnellement, il m’arrive de prendre des photos dans un lieu donné et de les éditer plus tard, alors que je suis ailleurs. Sur Facebook, la géolocalisation "à distance" est possible, dans le sens où on peut se géolocaliser dans un lieu sans y être vraiment. Les utilisateurs d’Instagram en mode wifi devraient apprécier.

Identifier ses amis Facebook

Il est facile de présumer qu’il sera possible d’identifier (tagger) ses amis Facebook directement sur Instagram, qu’ils soient ou non utilisateurs de cette application. Une autre fonctionnalité qu’il faudra sécuriser dans ses paramètres!

Et le pire…

Facebook aime beaucoup contrôler sa plateforme et n’ouvre pas ses données. Il impose ses règles d’utilisation, sans parfois tenir compte des commentaires de ses utilisateurs. Même s’il est agile dans sa rapidité à réagir à la concurrence, plus souvent qu’autrement, il agit à sa façon, n’en déplaise aux autres. J’en ai fait allusion dans ce billet.

Resterons-nous propriétaires de nos photos?

Pour ceux qui n’étaient pas encore au courant, ce que vous publiez sur Facebook ne vous appartient plus, Facebook est propriétaire de votre contenu, comme le stipulent les conditions (article 2.1) quand vous adhérez à ce réseau social. Est-ce que Facebook appliquera les mêmes règles pour les photos déjà publiées et à venir sur Instagram? Même si le contenu que vous publiez sur le web n’est déjà plus tellement privé, c’est un pensez-y bien…

Vos abonnés seront-ils vos amis?

J’aime le côté "bon enfant" d’Instagram. J’aime le fait que nous ne sommes pas tenus d’entretenir une relation avec ses abonnés. On peut aimer des photos simplement parce qu’elles nous plaisent, sans connaître la personne qui publie. Il y a une certaine liberté d’esprit où il est accepté qu’un abonné ait une identité sur Instagram sans pour autant publier des photos,  soit simplement parce qu’il souhaite "aimer" des photos sans jouer au photographe. Il n’est pas exigé de commenter les photos non plus. Pour ma part, j’aime bien le fait de ne pas systématiquement "mélanger" mes abonnés de différents réseaux.

Les défis Instagram

Plusieurs initiatives sous forme de défis sont présentes sur Instagram. En voici quelques-uns : #BluesSundayEdit (photos en bleu à publier le dimanche), différents #SkyChallenge, #mtlfriday (The Gazette lance un défi tous les vendredis, sous un thème différent et invite les Instagramers à identifier leurs photos avec ce mot-clic. La meilleure photo est publiée dans l’édition du samedi), sans oublier le Rallye Instagram, une initiative purement québécoise où 45 équipes de deux personnes doivent publier 30 photos dont les catégories ont été préalablement établies, et ce, en 9 jours.

Il est interdit de faire des concours sur Facebook. Est-ce que Facebook décidera d’interdire ces concours-défis en imposant ses règles?  Ou pire, en faisant payer?

Publicités, Données personnelles, etc.

Il n’y a actuellement pas de publicité sur Instagram. Est-ce que Facebook vendra de la publicité? Et qu’en sera-t-il de nos données personnelles? Quand on sait qu’il a été récemment dévoilé que Facebook conservait nos données personnelles même si un compte était supprimé, il y a lieu de s’inquiéter.

Si vous souhaitez archiver les photos de votre compte Instagram, voici une application tierce : http://instaport.me/

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Illustration créée par @photosmax

4 mars 2012 / MarikaMTL

Pourquoi je n’irai pas sur Pinterest ou le déficit d’attention chez l’adulte

Pinterest

Bon. Titre trendy avec Pinterest (c’est bon pour le référencement, héhé!), mais j’utilise ce sujet à la mode pour aborder le déficit d’attention chez l’adulte.

Pinterest en quelques mots

Pinterest est cette récente plateforme qui fait des milliers de nouveaux adeptes chaque jour, partout dans le monde. Pinterest, c’est un grand babillard virtuel, où les utilisateurs sont invités à partager leurs trouvailles visuelles. L’usage est d’épingler (piner) des images intéressantes (interest) glanées un peu partout. Le babillard est séparé par sujets – suggérés ou non – des plus divers : architecture, design, mode, décoration, bouffe, etc. On peut personnaliser son babillard en fonction des ses intérêts justement et les partager aux autres. Pour plus d’information, je vous suggère de lire ce billet de Xavier, blogueur sur Emarketing.fr et si vous êtes intéressés, cette présentation de TheCelinette est une bonne base pour démarrer.

Capture d'écran du compte de @Guime sur Pinterest

Capture d’écran du compte de @Guime sur Pinterest. Guime est un directeur artistique possédant un oeil aiguisé pour le design et un sens de l’esthétisme en général

Je navigue aisément parmi plusieurs médias sociaux, de façon personnelle et professionnelle. Ma curiosité numérique me porte à m’intéresser aux nouvelles plateformes. Je me suis questionnée sur Pinterest : devrais-je ou non embarquer? Plusieurs personnes ont commenté mon questionnement, mais un point revenait souvent dans ces commentaires : cette plateforme est addictive.  

Je n’embarquerai pas sur Pinterest justement pour cette raison. Je me connais et je sais que j’aurais le tempérament pour aimer ça. La contrepartie c’est que je sais que j’y perdrais un temps fou à épingler et ré-épingler. Mais surtout, je me laisserais facilement déconcentrer. Voilà que j’aborde le coeur du sujet de ce (long) billet.

Médias sociaux, focus et concentration (ou absence de…)

Depuis deux ou trois ans, je remarque que j’ai des problèmes de concentration, de focus. J’ai pensé à l’alzheimer précoce, j’ai pensé au surmenage, j’ai pensé à toutes sortes d’affaires. Deux ou trois ans correspond aussi à une présence accrue sur les médias sociaux ainsi qu’à l’achat d’un iPhone. Y aurait-il un lien de cause à effet? Je ne saurais dire. Jusqu’à ce que je tombe sur un article (désolée, le lien a été victime de hacking) qui soulevait le problème de consommation de ritalin chez les étudiants, consommer pour augmenter leur capacité à "performer". Quand je l’ai lu, je me suis dit : Merde, c’est scandaleux, mais je me suis surtout dit : Merde, c’est ça que ça me prend…

Et j’ai investigué. J’ai consulté une psychologue qui travaille avec des adultes atteint de TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité). Pour l’hyperactivité, j’ai toujours eu beaucoup d’énergie. Ça s’expliquait. Je travaille dans le milieu des communications où la créativité et le dynamisme sont communs, à la limite exigés et souhaitables. Jusque là, rien d’anormal.

Les petits tannants

La psychologue m’a expliqué que si j’avais un TDAH, je le saurais depuis l’enfance. J’ai posé des questions à mes parents et mon entourage. Au primaire, j’étais une petite tannante en classe, je parlais beaucoup, mais j’avais de bons résultats scolaires. J’étais présidente de ma classe, de mon école même. Au secondaire, je faisais de l’impro, du génie en herbe, j’écrivais dans le journal étudiant, je faisais du sport, je m’impliquais, j’avais toujours de bons résultats. Une étudiante modèle quoi! J’étais "active". Faut dire que dans les années 80-90, le TDAH n’était pas réellement nommé. Peu de recherches étaient menées à ce sujet, encore moins pour les adultes.

Le TDAH chez l’adulte

C’est donc à l’âge adulte que le tout s’est davantage révélé. Aller au théâtre? Je ne suis pas capable. Je bouge, je tousse, je mouche, je ne tiens pas en place. Même si ce serait mon genre d’aimer ça. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai égaré mes clés, où j’ai perdu mon cellulaire, où j’ai manqué un anniversaire, où j’ai omis de mettre un timbre sur une enveloppe, où j’ai oublié ce que je faisais il y a cinq minutes, etc.

Mon cerveau a encore besoin de lunettes

Mon cerveau a encore besoin de lunettes

J’ai donc du développer des techniques. La plupart puisée dans ce livre: Mon cerveau a encore besoin de lunettes. Changer ses habitudes, c’est angoissant parfois. Les choses que j’ai toujours menées de telle façon ne peuvent plus l’être ainsi. Une chance que j’ai assez confiance en moi, en ce que je sais. Mais ne me demandez pas de citer mes sources, je ne saurais trouver les références. Je sais juste que je l’ai lu quelque part.

Mes amies vous diront peut-être que je suis une fille à l’écoute, qui se rappelle de détails. Ma théorie, c’est que je m’en souviens avec mon coeur et non ma tête. Mais je m’en veux tellement d’oublier de prendre des nouvelles lorsqu’un événement important se produit! Ma tête est comme un disque dur rempli à pleine capacité et ma mémoire vive est à son maximum d’utilisation. Ou pour faire une autre analogie, j’ai un gros powerpoint qui roule en boucle, 24h sur 24h, en arrière-plan de mon cerveau. Les spécialistes parlent de la "bougeotte des idées".

Mon semi coming-out

On parle si peu de cette situation pour l’adulte. Le TDAH n’est pas nouveau, mais je crois qu’il est "réveillé" par tous ces stimulis qui nous entourent. J’ai décidé de dévoiler cet aspect de moi pour tous ceux qui vivent ces situations, pour qu’on se sente moins seuls. Parce que je sais que plusieurs ont des doutes et se questionnent sur eux-mêmes. Parce qu’il est possible de trouver des trucs et astuces sans avoir recours à la médication (Obtenir un diagnostic implique de rencontrer plusieurs professionnels et peut coûter au bas mot 1000 $). Parce que si vous avez un TDAH, il est possible que vos enfants en aient un parce qu’il y a une part de génétique.

Ceci dit, je n’ai pas été diagnostiquée officiellement. Mais j’ai pris conscience que je pouvais peut-être en posséder certains symptômes. Avant de pousser l’investigation plus loin, j’ai essayé d’abord de réorganiser mes habitudes, de me donner des clés. Et ça fonctionne assez bien, avec des efforts et de la discipline!

De l’espoir

Tout n’est pas perdu. J’ai réussi à écrire ce long billet. Dernièrement, je suis allée au théâtre. Je me fais des tonnes de listes. Mon iPhone est rempli d’alertes. Je prends des notes en réunion. Facebook me rappelle les anniversaires et les événements. Je me suis fait des routines. Je garde les tâches exigeant plus de concentration à des moments-clés de la journée. Et surtout, je tente de garder confiance en moi. Je ne suis peut-être qu’une personne énergique après tout! Mais j’espère que vous ne m’en voudrez pas si j’oublie quelque chose à votre sujet ou si je gosse avec un papier pendant que vous me parlez…

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Des références :

Site sur le TDAH développé par le Dr Annick Vincent pour obtenir suggestions et conseils : http://www.attentiondeficit-info.com/

Site d’un bénévole qui accompagne des gens atteints de TDAH, il y cite de nombreuses ressources en plus d’expériences personnelles

Infos combinées (adulte et enfant) dans une fiche pratique sur le site de Passeport Santé

26 février 2012 / MarikaMTL

Nuit Blanche à Montréal : mobilité et 2.0

Glissade lumineuse Montréal en lumière

Le festival Montréal en Lumière proposait le 25 février dernier, sa 9e édition de la Nuit Blanche. Une grosse séance de luminothérapie en plein coeur de l’hiver, où les Montréalais en profitent pour s’approprier l’hiver au lieu de le critiquer, pour découvrir toute la richesse culturelle et artistique de cette ville que j’adore.

Plus de 170 activités étaient offertes, réparties dans la ville selon 5 pôles : Quartier des spectacles, Vieux-Montréal, Plateau Mont-Royal et Mile-End, Parc Olympique et un parcours d’Art souterrain qui se déroulait dans le sous-sol de Montréal, ce Montréal souterrain qui intrigue tant les visiteurs étrangers.

L’application Iphone : un must

Télécharger l’application Iphone de la Nuit blanche est un must pour profiter pleinement de la programmation. C’est février, il ne fait pas très chaud, des milliers de personnes sont sur le site, c’est la nuit, alors consulter la programmation papier n’est pas des plus facile. Et l’application est est drôlement bien conçue.

Planifier sa soirée

Samedi matin, dans le confort de mon foyer, j’ai planifié Ma Nuit blanche. Il est possible de parcourir l’application par Activités, par Lieux et par Catégories et de mettre en favori les activités choisies. Pratique quand plus de 170 activités sont présentées. De plus, des alertes me donnaient des informations complémentaires (par exemple : Il est interdit d’amener de l’alcool sur le site) ou m’encourageaient (Êtes-vous prêt pour la Nuit blanche, c’est ce soir!). Il était possible de se soustraire des notifications par le biais des réglages de son Iphone.

Capture d'écran application Nuit blanche à Montréal

Capture d'écran application Nuit blanche à Montréal

Cartes interactives

Pour l’occasion, en collaboration avec la STM, un service de navettes était disponible pour faire le pont entre les différents lieux. L’application contient une carte des parcours, identifiés aux couleurs de chacun des pôles. Mais ce qui est le plus intéressant, c’est la carte interactive par pôle. Chacun des lieux où se déroulent les activités sont identifiés géographiquement et en cliquant sur le lieu, les activités s’y déroulant s’affichent. Pour les plus cartésiens ou pour ceux qui se laissent déambuler sur le site, cette option est franchement intéressante.

Réalité augmentée

Une option de réalité augmentée était également disponible. La réalité augmentée, c’est la possibilité d’utiliser la caméra de son appareil mobile pour cerner le lieu où l’on se trouve et obtenir des informations complémentaires sur ce lieu. Je n’ai malheureusement pas testé cette fonctionnalité pour la simple et bonne raison que je n’y ai pas pensé! Je m’en mords les doigts car à ma connaissance, très peu d’organisations québécoises utilisent cette possibilité qui est à mon avis, ce qui révolutionnera le monde du tourisme et du voyage.

Médias sociaux

Un "onglet" médias sociaux est aussi présent ce qui permettait, en temps réel de voir les gazouillis des festivaliers sur Twitter  grâce aux mots-clics de l’événement (#NBMTL #nuitblanche #Mtlenlum). Pour la partie Facebook, on propose de devenir adepte de la page de la Nuit Blanche et j’imagine (je ne l’ai pas testé) de voir les publications de la page et ses mentions.

La fan d’Instagram que je suis aurait bien aimé avoir aussi le fil Instagram des photos prises par les festivaliers. Toutefois, un "onglet" Multimédia est présent dans l’application. Les photos et vidéos sont d’abord soumises pour modération avant d’être publiées.

Nuit blanche à Montréal par les Instagramers

Bran Van 3000 - Nuit blanche à Montréal

Bran Van 3000 - Nuit blanche à Montréal

Instagram, ce réseau social de partage de photos peut compter sur une communauté montréalaise de plus en plus active, identifiée par le mot-clic #IgersMontreal. Pour l’occasion, les fondateurs du groupe avaient orchestré un Instameet, soit un rendez-vous des utilisateurs d’Instagram montréalais afin qu’ils immortalisent l’événement par leurs clichés. Les gens étaient invités, seuls ou en petits groupes, à prendre des photos lors de leur parcours et les partager sur Instagram en les identifiant par le mot-clic #ignuitblanche2012. Vous pouvez voir les nombreux clichés ici.

L’événementiel, les médias sociaux et la mobilité

Il m’apparait de plus en plus essentiel d’intégrer les médias sociaux et la mobilité lors d’un événement. Avec un taux croissant de détenteurs d’appareils mobiles, qui intègrent des habitudes mobiles dans leur vie quotidienne, un événement se doit d’avoir à tout le moins un site mobile si ce n’est pas une application native. De plus, une application interactive donne envie de faire partie de l’événement. On parle donc d’expérience utilisateur agréable, d’une expérience sensorielle même! Si nos publications sur les médias sociaux peuvent en ennuyer certains, elles peuvent aussi inciter d’autres gens à se joindre à l’événement et ainsi donner l’impression de faire partie d’une grande communauté. Sur Foursquare, il était possible de "checker in" à Montréal en Lumière, mais il aurait été intéressant de créer un événement Foursquare spécialement pour la Nuit Blanche, avec une badge, pourquoi pas? Et ainsi augmenter encore une fois le sentiment d’appartenance à l’événement, qui par extension, est comme je le mentionnais au début, une façon pour les Montréalais de s’approprier leur ville, en plein hiver.

4 février 2012 / MarikaMTL

Les cendres de Monsieur Séguin

Marc Séguin - montage

Prenez note que ce billet est à saveur plus personnelle…

Aujourd’hui j’avais envie de me faire plaisir. Parce que je me sentais tout croche. J’avais envie de m’évader, de fuir, rouler sous le soleil radieux et ce ciel si bleu, pour tenter d’en absorber les bienfaits. Envie de respirer, de purger, de sortir de moi. De prendre le large après avoir pris le bord.

À l’intérieur de moi, ça se bouscule. Ça frappe dans tous les sens, comme une troupe de danse contemporaine qui aurait pris d’assaut mon âme. Je sens l’urgence. Pression, soupape, prête à exploser. Sans déclencheur.

Je roule vers le Nord, direction Musée d’art contemporain des Laurentides. L’art, quand je suis triste, ça me fait du bien. Mais je ne veux pas voir de l’art tranquille, des paysages bucoliques, des natures mortes. J’ai envie de l’art qui me brusque, qui me secoue, envie de me retrouver dans les toiles d’un artiste qui, comme mon intérieur, bouscule, dérange : l’exposition de Marc Séguin – La foi du collectionneur.

Cet artiste m’impressionne. Il a une puissance rare, une force intérieure, une conviction profonde. Il me semble être en mesure de vivre en équilibre sa dualité d’artiste et d’homme terre à terre. Son art dérange, divise, perturbe, fascine. Ses tableaux sont chargés, ils portent le poids de l’humanité. Ils dénoncent à ciel ouvert ce qui se passe sur cette Terre.

Marc SéguinMarc Séguin - détails

J’étais dans le même état d’esprit que ses tableaux. Remplie de rage, d’un besoin de crier, d’un besoin de laisser sortir ce qui se passe en moi. De prendre cette boule d’émotions diverses, opposées et de les évacuer.

Devant ce canevas d’huile et de cendres, j’ai pleuré.

Merci d’avoir mouillé mes larmes trop sèches.

Marc Séguin

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Voici un court vidéo expliquant la démarche de Marc Séguin, présenté en introduction de l’exposition.

Marc Séguin from Vital Productions on Vimeo.

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16 janvier 2012 / MarikaMTL

La viralité est éphémère… Vraiment?

effet viral

Cette réflexion m’est venue au début janvier alors que je regardais une reprise de Vlog à TVA, animée par Dominic Arpin. C’est une émission qui présente "le meilleur du web" en vidéo. En fait, je ne savais pas que c’était une reprise. Je pensais découvrir de nouvelles vidéos (bien que souvent, j’en ai déjà vu la plupart) jusqu’à ce qu’une de ses interventions fasse référence à un événement passé. Ces vidéos étaient donc "déjà vieilles" dans le monde du web. Je me suis dit à moi-même : La viralité est bien éphémère au fond…

On ne peut créer de la viralité

Voici ma perception de la viralité. On parle de viralité lorsqu’une information, un message, une nouvelle, un vidéo, une image, se propage rapidement, comme un virus! Ce phénomène marketing est accentué par la démocratisation des réseaux sociaux comme plateforme, par l’utilisation de plus en plus accrue de la population générale. Pour qu’il y ait viralité, il faut qu’il y ait partage, propagation. Lorsqu’un client mentionne à une équipe marketing : "faites-moi une campagne virale",  je souris. On peut planifier une campagne, l’orchestrer, sortir l’artillerie lourde de la création, mais on ne peut pas "packager" l’effet viral. On peut le souhaiter, mettre en place des éléments pour l’occasionner, tenter de séduire quelques influenceurs, mais au bout du compte, c’est l’individu et ses relations qui, par leur effet de masse, contribueront à propager l’information. Et tout ceci se diffusera, à mon avis, selon ces quelques critères : nouveauté, scoop, audace, originalité, momentum, sa capacité à toucher les gens, d’une façon ou d’une autre. À mon sens, une bonne campagne originale ou audacieuse aura plus de chance d’être propagée.

La meilleure campagne virale de la dernière année, produite au Québec, est à mon avis celle de Dermablend avec Zombie Boy. Créative, efficace, spectaculaire, elle vante bien les mérites du produit. L’agence Tuxedo de Montréal (dont Rachelle Houde) est derrière cette belle réussite.

Quand le virus devient contagieux

Il y a aussi de ces rumeurs, liens, vidéos, photos discutables qui, dans un effet boule de neige, sont vus/lus/sus par un grand nombre de personnes partout sur la planète. Certains peuvent coûter un emploi, ternir une réputation, provoquer des souffrances. Dans ces cas, j’imagine que les entreprises ou individus qui en sont visés souhaiteraient justement l’éphémérité de cette viralité…

Ce qui est sur le web demeure sur le web

Je réfléchissais donc au fait qu’après quelques jours, voire quelques heures, certaines vidéos ou photos dont j’avais entendu parler ou que j’avais vues ainsi que certains billets ou articles que j’avais lus et appréciés étaient tombé(e)s dans l’oubli. Je trouvais le tout dommage. Mais j’étais secrètement heureuse pour ceux qui avaient été heurtés par cet effet boule de neige non souhaité. Mais en me rappelant mes lectures de Six Pixels of Separation de Mitch Joel, je me suis dit que Google ne se targuerait pas de la viralité, il saurait faire ressortir ces photos compromettantes ou ce billet flatteur… Si Google est parfois votre meilleur ami, il peut aussi se révéler être votre pire ennemi…

Mon expérience personnelle

Valéria Landivar, blogueuse au journal Métro, a dressé une liste de 35 comptes Twitter québécois qu’elle appréciait et suggérait à ceux qui en étaient à leurs premiers pas sur cette plateforme de microblogging. J’étais parmi la liste. Assise tranquillement devant mon ordi avec mon café, pouf! ça se met à exploser de partout dans mon univers virtuel : mentions sur Facebook et Twitter (j’ai pratiquement abandonné mon compte Google +), nombreux nouveaux abonnés, nouveaux lecteurs sur mon blogue, l’effet viral a été important. Alimenté notamment par ceux qui étaient mentionnés dans cette liste ou encore relayé par d’autres qui ont apprécié. Combien de temps ce billet fera-t-il parler de lui? 24 heures? Une semaine? Un mois? La viralité sera sans doute éphémère dans ce cas-ci, mais Google aura la mémoire plus longue. Morale de l’histoire : il faut encore une fois faire gaffe à sa réputation numérique et ne pas dire sur le web ce que l’on ne dirait pas devant une foule de 50 000 personnes…

Acteur viral

Je suis moi-même un acteur viral. Je contribue à partager des contenus qui, je pense, peuvent intéresser ceux qui me suivent. Ou seulement parce que j’ai adoré quelque chose et je voudrais que les autres le découvrent. Mais je m’abstiens de relayer du contenu dégradant, irrespectueux, irrévérencieux. Même pour dénoncer. Car on ne sait pas toujours ce qui se cache derrière une histoire. Je dirais donc que je viralise positif. Et vous, êtes vous un acteur viral?

22 décembre 2011 / MarikaMTL

2011 – Mon top 10 en secondes

bye bye 2011

Les top 10, les bilans, les rétrospectives, ça commence à se faire aller en cette fin d’année… Je ne suis pas "top notch" pour me rappeler de tout, mais certains moments m’ont marquée, touchée, rendue heureuse. Voici mon décompte. En secondes.

10 secondes :
Le retour de Champion et son entrée sur scène lors de son concert cet été au Métropolis. Fébrilité, montée dramatique d’un homme qui revient de loin.

9 secondes :

Les derniers mots dans la lettre d’adieu de Jack Layton

Mes amis, l’amour est cent fois meilleur que la haine.
L’espoir est meilleur que la peur.
L’optimisme est meilleur que le désespoir.
Alors aimons, gardons espoir et restons optimistes.
Et nous changerons le monde.

8 secondes :
Tout extrait de  "Piste 1" de Galaxie. Ça drive mes amis…

7 secondes :
Être au bon endroit, au bon moment et s’émouvoir devant son rêve qui se réalise… Vécu en 2011, je vous le souhaite en 2012 ou au moins une fois dans votre vie…

6 secondes :
Passer d’un Iphone 3G de 8 Go à un Iphone 4S de 32 Go et redécouvrir la vraie valeur d’un 6 secondes. (ok, cheezy celle-là)

5 secondes :
Le temps de faire "cheers"  – avec les amis, la famille professionnelle élargie, les connaissances, les nouvelles rencontres –  aux activités auxquelles j’ai participé cette année : Yulbiz, Tweet-up (prévu ou improvisée)  Cocktail éclair des fêtes – 13.12.11.DIX, la Journée mondiale de l’utilisabilité, ParisWeb, les Soirées VinoMTL, le MédiaCamp sans oublier les moments, plus privés, où se sont échangés fous rires et confidences…

4 secondes :
Le temps  nécessaire pour que 80 000 spectateurs du show de U2 du vendred 8 juillet soient trempés à la lavette. Mais des milliers de 4 secondes gravées dans la mémoire de tous les gens présents.

3 secondes :
La nouvelle  de la mort de Steve Jobs qui s’est propagée dans les réseaux sociaux comme une traînée de poudre. Une source d’inspiration et un génie novateur pour plusieurs. Quoiqu’on en pense, cette homme aura assurément marqué les 25 dernières années.

2 secondes :
Des images qui, même fixes, ont marqué l’actualité internationale ou locale : le tsunami au Japon, la montée de la voix du peuple au Moyen Orient, les inondations en Montérégie, la photo des enfants de Guy Turcotte, la vague orange aux élections fédérales, et encore , et encore…

1 seconde :
Ce regard, complice, qui est échangé et où en l’espace d’une seconde, tu comprends que les mots ne sont pas nécessaires.

Bonne Année!

Que 2012 vous réserve #surprises #bonheur #amour #rock #rêve #projets #santé #paix #plénitude #succès #simplicité #temps #projets #sourires #fourires #folie

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PS Avant de partir, la minute la plus remarquée de cette année :-)

Photo de @BarcelonaCitizen

6 décembre 2011 / MarikaMTL

Quel type de blogueuse suis-je?

Carnet papier vu dans un musée qui m'a bien fait sourire :-)

Il y a un peu plus d’un an, je démarrais ce blogue. Mon intention était purement technique : je désirais apprendre et comprendre WordPress pour savoir si je pouvais l’utiliser au travail, pour contourner les sites web vétustes que j’administrais. Pour atteindre mon objectif, je ne pouvais demeurer que dans le survol de fonctionnalités, alors je me suis mise à écrire.

J’avais appris quelques leçons sur l’art du blogue. Prendre une ligne éditoriale et la maintenir. Trouver son style, sa couleur. Mais voilà, ayant plusieurs champs d’intérêts, je ne voulais pas me limiter à un seul thème de rédaction. Si je prenais la décision d’écrire publiquement, je ne voulais pas me cantonner, moi qui ai des avis et des opinions sur tout… ou presque! De là m’est venue l’idée de l’intituler Multiplicités. Parce que j’envisageais de parler de sujets multiples. Voilà l’historique.

Yulblog, Yulbiz et compagnie

Les Yulblog, ce sont des rencontres de blogueurs de tout acabit. Les Yulbiz sont des rencontres de blogueurs, d’affaires cette fois, qui ont lieu tous les derniers mardis du mois, dans la région de Montréal. Ces rencontres roulent depuis 2006.  Le Yulbiz a, depuis, fait des petits un peu partout dans le monde.

Le blogue, ça fonctionne beaucoup dans un esprit de communauté : je te lis, tu me lis, je commente sur ton blogue, tu commentes sur le mien, etc. Avec le temps, les plateformes se sont raffinées et sont devenus plus accessibles au commun des mortels, ce qui fait qu’il est facile pour quelqu’un de se partir un blogue.

Dernièrement, dans ce billet de l’ami Claude Malaison, les fondateurs du Yulbiz mentionnait qu’ils voulaient revenir à la source, rassembler davantage les blogueurs d’affaires que les "adeptes des médias sociaux" notamment. J’ai évidemment commenté, à la lumière de ce que j’ai énoncé plus haut. Voici mon commentaire :

Bonjour Claude,
J’aime beaucoup aller dans les Yulbiz, j’y fais un réseautage professionnel pertinent, aime les discussions qui s’y déroulent, apprécie les gens qui sont présents, c’est pour moi un des rassemblements auquel j’aime le plus participer, encore plus dans le contexte d’abondance des activités et rassemblements que les réseaux sociaux amènent.

Cependant, je me sentirais imposteur d’y aller en tant que blogueur d’affaires, j’ai du mal à simplement dire que j’ai un blogue! Aurai-je encore ma place? J’Imagine que oui, en participant positivement aux discussions… Vous saurez me le dire sinon?

À bientôt!

Marika

Claude m’a gentiment rassurée et m’a même ajoutée dans la liste des blogueurs. Merci mon ami, mais… je relate cette discussion entendue au dernier Yulbiz.

Un des tout premiers participants au Yulbiz rencontrent un autre individu. Ils se présentent. et inévitablement, la question :

- Le type : As-tu un blogue?

- Yulbizeur assidu, bien embêté : Je ne sais pas si j’ai un blogue d’affaires, mais j’ai un blogue.

- Moi, synthétique : As-tu un blogue où tu parles de tes voyages? Des relations hommes-femmes? De tes dernières créations culinaires? Non! Tu y parles de techno, de communication, y rescence tes lectures, partage du contenu relatif à ton travail, bref tu as un blogue d’affaires!

En fait, comment ne pas me sentir imposteur dans ce contexte? Je ne blogue pas dans un contexte d’affaires. Les propos dont je traite sur mon blogue parle de ce qui m’entoure et m’intéresse. Et ce qui m’entoure, ce sont les gens que je côtoie, je m’intéresse aux technologies, aux médias sociaux, au marketing, aux communications. Mais je ne fais pas de "business" avec mon blogue. Cependant, je partage l’avis de plusieurs blogueurs d’affaires, comme quoi le blogue peut faire partie intégrante d’une stratégie d’affaires, qu’il est bien et même souhaitable de garder les infos chez soi, dans "un endroit où on possède les clés".

Et puis, suis-je une blogueuse?

La plus simple expression d’un blogueur, c’est quelqu’un qui tient un blogue. Quelqu’un qui publie des billets sur une plateforme web, à fréquence régulière. Je vous suggère de lire la définition d’un blogue sur Wikipédia, c’est pertinent. Mais je n’ai pas pu définir quel type de blogueuse je suis. Et si j’étais au deux? Si j’étais à la fois perso et pro? Est-ce que je peux, dites?

Un blogue est teinté de la personnalité de celui qui le rédige. Du moins, j’aime le sentir lorsque je lis des billets. J’aime y ressentir un ton, une humeur, même sur des propos sérieux. C’est le côté pratique du blogue non? D’avoir une certaine liberté?

J’ai longtemps mis une photo de moi brouillée sur mon blogue. Je ne me nomme pas. Mais je crois qu’il est temps que je fasse mon coming-out : Marika Laforest, blogueuse. Sans sujets précis. Avec humeur. En toute liberté.

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Voici un des principes du Yulbiz.

« Yulbiz est un regroupement international de blogueurs d’affaires qui vise a favoriser le réseautage et la pratique des blogs dans un contexte professionnel. Consultants, professionnels, auteurs, journalistes, écrivains, entrepreneurs, experts, chercheurs, enseignants, universitaires, ceo, hommes politiques, artistes, travailleurs autonomes et toutes personnes intéressées à la pratique des blogs en vue d’établir et maintenir la tenue d’un site web dans lequel ces personnes peuvent s’exprimer librement.»

Billet rédigé au son de Galaxie Jazz d’aujourd’hui. Ici, Black Dhalia de Bob Belden.
 
 
 
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