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26 février 2012 / MarikaMTL

Nuit Blanche à Montréal : mobilité et 2.0

Glissade lumineuse Montréal en lumière

Le festival Montréal en Lumière proposait le 25 février dernier, sa 9e édition de la Nuit Blanche. Une grosse séance de luminothérapie en plein coeur de l’hiver, où les Montréalais en profitent pour s’approprier l’hiver au lieu de le critiquer, pour découvrir toute la richesse culturelle et artistique de cette ville que j’adore.

Plus de 170 activités étaient offertes, réparties dans la ville selon 5 pôles : Quartier des spectacles, Vieux-Montréal, Plateau Mont-Royal et Mile-End, Parc Olympique et un parcours d’Art souterrain qui se déroulait dans le sous-sol de Montréal, ce Montréal souterrain qui intrigue tant les visiteurs étrangers.

L’application Iphone : un must

Télécharger l’application Iphone de la Nuit blanche est un must pour profiter pleinement de la programmation. C’est février, il ne fait pas très chaud, des milliers de personnes sont sur le site, c’est la nuit, alors consulter la programmation papier n’est pas des plus facile. Et l’application est est drôlement bien conçue.

Planifier sa soirée

Samedi matin, dans le confort de mon foyer, j’ai planifié Ma Nuit blanche. Il est possible de parcourir l’application par Activités, par Lieux et par Catégories et de mettre en favori les activités choisies. Pratique quand plus de 170 activités sont présentées. De plus, des alertes me donnaient des informations complémentaires (par exemple : Il est interdit d’amener de l’alcool sur le site) ou m’encourageaient (Êtes-vous prêt pour la Nuit blanche, c’est ce soir!). Il était possible de se soustraire des notifications par le biais des réglages de son Iphone.

Capture d'écran application Nuit blanche à Montréal

Capture d'écran application Nuit blanche à Montréal

Cartes interactives

Pour l’occasion, en collaboration avec la STM, un service de navettes était disponible pour faire le pont entre les différents lieux. L’application contient une carte des parcours, identifiés aux couleurs de chacun des pôles. Mais ce qui est le plus intéressant, c’est la carte interactive par pôle. Chacun des lieux où se déroulent les activités sont identifiés géographiquement et en cliquant sur le lieu, les activités s’y déroulant s’affichent. Pour les plus cartésiens ou pour ceux qui se laissent déambuler sur le site, cette option est franchement intéressante.

Réalité augmentée

Une option de réalité augmentée était également disponible. La réalité augmentée, c’est la possibilité d’utiliser la caméra de son appareil mobile pour cerner le lieu où l’on se trouve et obtenir des informations complémentaires sur ce lieu. Je n’ai malheureusement pas testé cette fonctionnalité pour la simple et bonne raison que je n’y ai pas pensé! Je m’en mords les doigts car à ma connaissance, très peu d’organisations québécoises utilisent cette possibilité qui est à mon avis, ce qui révolutionnera le monde du tourisme et du voyage.

Médias sociaux

Un "onglet" médias sociaux est aussi présent ce qui permettait, en temps réel de voir les gazouillis des festivaliers sur Twitter  grâce aux mots-clics de l’événement (#NBMTL #nuitblanche #Mtlenlum). Pour la partie Facebook, on propose de devenir adepte de la page de la Nuit Blanche et j’imagine (je ne l’ai pas testé) de voir les publications de la page et ses mentions.

La fan d’Instagram que je suis aurait bien aimé avoir aussi le fil Instagram des photos prises par les festivaliers. Toutefois, un "onglet" Multimédia est présent dans l’application. Les photos et vidéos sont d’abord soumises pour modération avant d’être publiées.

Nuit blanche à Montréal par les Instagramers

Bran Van 3000 - Nuit blanche à Montréal

Bran Van 3000 - Nuit blanche à Montréal

Instagram, ce réseau social de partage de photos peut compter sur une communauté montréalaise de plus en plus active, identifiée par le mot-clic #IgersMontreal. Pour l’occasion, les fondateurs du groupe avaient orchestré un Instameet, soit un rendez-vous des utilisateurs d’Instagram montréalais afin qu’ils immortalisent l’événement par leurs clichés. Les gens étaient invités, seuls ou en petits groupes, à prendre des photos lors de leur parcours et les partager sur Instagram en les identifiant par le mot-clic #ignuitblanche2012. Vous pouvez voir les nombreux clichés ici.

L’événementiel, les médias sociaux et la mobilité

Il m’apparait de plus en plus essentiel d’intégrer les médias sociaux et la mobilité lors d’un événement. Avec un taux croissant de détenteurs d’appareils mobiles, qui intègrent des habitudes mobiles dans leur vie quotidienne, un événement se doit d’avoir à tout le moins un site mobile si ce n’est pas une application native. De plus, une application interactive donne envie de faire partie de l’événement. On parle donc d’expérience utilisateur agréable, d’une expérience sensorielle même! Si nos publications sur les médias sociaux peuvent en ennuyer certains, elles peuvent aussi inciter d’autres gens à se joindre à l’événement et ainsi donner l’impression de faire partie d’une grande communauté. Sur Foursquare, il était possible de "checker in" à Montréal en Lumière, mais il aurait été intéressant de créer un événement Foursquare spécialement pour la Nuit Blanche, avec une badge, pourquoi pas? Et ainsi augmenter encore une fois le sentiment d’appartenance à l’événement, qui par extension, est comme je le mentionnais au début, une façon pour les Montréalais de s’approprier leur ville, en plein hiver.

4 février 2012 / MarikaMTL

Les cendres de Monsieur Séguin

Marc Séguin - montage

Prenez note que ce billet est à saveur plus personnelle…

Aujourd’hui j’avais envie de me faire plaisir. Parce que je me sentais tout croche. J’avais envie de m’évader, de fuir, rouler sous le soleil radieux et ce ciel si bleu, pour tenter d’en absorber les bienfaits. Envie de respirer, de purger, de sortir de moi. De prendre le large après avoir pris le bord.

À l’intérieur de moi, ça se bouscule. Ça frappe dans tous les sens, comme une troupe de danse contemporaine qui aurait pris d’assaut mon âme. Je sens l’urgence. Pression, soupape, prête à exploser. Sans déclencheur.

Je roule vers le Nord, direction Musée d’art contemporain des Laurentides. L’art, quand je suis triste, ça me fait du bien. Mais je ne veux pas voir de l’art tranquille, des paysages bucoliques, des natures mortes. J’ai envie de l’art qui me brusque, qui me secoue, envie de me retrouver dans les toiles d’un artiste qui, comme mon intérieur, bouscule, dérange : l’exposition de Marc Séguin – La foi du collectionneur.

Cet artiste m’impressionne. Il a une puissance rare, une force intérieure, une conviction profonde. Il me semble être en mesure de vivre en équilibre sa dualité d’artiste et d’homme terre à terre. Son art dérange, divise, perturbe, fascine. Ses tableaux sont chargés, ils portent le poids de l’humanité. Ils dénoncent à ciel ouvert ce qui se passe sur cette Terre.

Marc SéguinMarc Séguin - détails

J’étais dans le même état d’esprit que ses tableaux. Remplie de rage, d’un besoin de crier, d’un besoin de laisser sortir ce qui se passe en moi. De prendre cette boule d’émotions diverses, opposées et de les évacuer.

Devant ce canevas d’huile et de cendres, j’ai pleuré.

Merci d’avoir mouillé mes larmes trop sèches.

Marc Séguin

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Voici un court vidéo expliquant la démarche de Marc Séguin, présenté en introduction de l’exposition.

Marc Séguin from Vital Productions on Vimeo.

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16 janvier 2012 / MarikaMTL

La viralité est éphémère… Vraiment?

effet viral

Cette réflexion m’est venue au début janvier alors que je regardais une reprise de Vlog à TVA, animée par Dominic Arpin. C’est une émission qui présente "le meilleur du web" en vidéo. En fait, je ne savais pas que c’était une reprise. Je pensais découvrir de nouvelles vidéos (bien que souvent, j’en ai déjà vu la plupart) jusqu’à ce qu’une de ses interventions fasse référence à un événement passé. Ces vidéos étaient donc "déjà vieilles" dans le monde du web. Je me suis dit à moi-même : La viralité est bien éphémère au fond…

On ne peut créer de la viralité

Voici ma perception de la viralité. On parle de viralité lorsqu’une information, un message, une nouvelle, un vidéo, une image, se propage rapidement, comme un virus! Ce phénomène marketing est accentué par la démocratisation des réseaux sociaux comme plateforme, par l’utilisation de plus en plus accrue de la population générale. Pour qu’il y ait viralité, il faut qu’il y ait partage, propagation. Lorsqu’un client mentionne à une équipe marketing : "faites-moi une campagne virale",  je souris. On peut planifier une campagne, l’orchestrer, sortir l’artillerie lourde de la création, mais on ne peut pas "packager" l’effet viral. On peut le souhaiter, mettre en place des éléments pour l’occasionner, tenter de séduire quelques influenceurs, mais au bout du compte, c’est l’individu et ses relations qui, par leur effet de masse, contribueront à propager l’information. Et tout ceci se diffusera, à mon avis, selon ces quelques critères : nouveauté, scoop, audace, originalité, momentum, sa capacité à toucher les gens, d’une façon ou d’une autre. À mon sens, une bonne campagne originale ou audacieuse aura plus de chance d’être propagée.

La meilleure campagne virale de la dernière année, produite au Québec, est à mon avis celle de Dermablend avec Zombie Boy. Créative, efficace, spectaculaire, elle vante bien les mérites du produit. L’agence Tuxedo de Montréal (dont Rachelle Houde) est derrière cette belle réussite.

Quand le virus devient contagieux

Il y a aussi de ces rumeurs, liens, vidéos, photos discutables qui, dans un effet boule de neige, sont vus/lus/sus par un grand nombre de personnes partout sur la planète. Certains peuvent coûter un emploi, ternir une réputation, provoquer des souffrances. Dans ces cas, j’imagine que les entreprises ou individus qui en sont visés souhaiteraient justement l’éphémérité de cette viralité…

Ce qui est sur le web demeure sur le web

Je réfléchissais donc au fait qu’après quelques jours, voire quelques heures, certaines vidéos ou photos dont j’avais entendu parler ou que j’avais vues ainsi que certains billets ou articles que j’avais lus et appréciés étaient tombé(e)s dans l’oubli. Je trouvais le tout dommage. Mais j’étais secrètement heureuse pour ceux qui avaient été heurtés par cet effet boule de neige non souhaité. Mais en me rappelant mes lectures de Six Pixels of Separation de Mitch Joel, je me suis dit que Google ne se targuerait pas de la viralité, il saurait faire ressortir ces photos compromettantes ou ce billet flatteur… Si Google est parfois votre meilleur ami, il peut aussi se révéler être votre pire ennemi…

Mon expérience personnelle

Valéria Landivar, blogueuse au journal Métro, a dressé une liste de 35 comptes Twitter québécois qu’elle appréciait et suggérait à ceux qui en étaient à leurs premiers pas sur cette plateforme de microblogging. J’étais parmi la liste. Assise tranquillement devant mon ordi avec mon café, pouf! ça se met à exploser de partout dans mon univers virtuel : mentions sur Facebook et Twitter (j’ai pratiquement abandonné mon compte Google +), nombreux nouveaux abonnés, nouveaux lecteurs sur mon blogue, l’effet viral a été important. Alimenté notamment par ceux qui étaient mentionnés dans cette liste ou encore relayé par d’autres qui ont apprécié. Combien de temps ce billet fera-t-il parler de lui? 24 heures? Une semaine? Un mois? La viralité sera sans doute éphémère dans ce cas-ci, mais Google aura la mémoire plus longue. Morale de l’histoire : il faut encore une fois faire gaffe à sa réputation numérique et ne pas dire sur le web ce que l’on ne dirait pas devant une foule de 50 000 personnes…

Acteur viral

Je suis moi-même un acteur viral. Je contribue à partager des contenus qui, je pense, peuvent intéresser ceux qui me suivent. Ou seulement parce que j’ai adoré quelque chose et je voudrais que les autres le découvrent. Mais je m’abstiens de relayer du contenu dégradant, irrespectueux, irrévérencieux. Même pour dénoncer. Car on ne sait pas toujours ce qui se cache derrière une histoire. Je dirais donc que je viralise positif. Et vous, êtes vous un acteur viral?

22 décembre 2011 / MarikaMTL

2011 – Mon top 10 en secondes

bye bye 2011

Les top 10, les bilans, les rétrospectives, ça commence à se faire aller en cette fin d’année… Je ne suis pas "top notch" pour me rappeler de tout, mais certains moments m’ont marquée, touchée, rendue heureuse. Voici mon décompte. En secondes.

10 secondes :
Le retour de Champion et son entrée sur scène lors de son concert cet été au Métropolis. Fébrilité, montée dramatique d’un homme qui revient de loin.

9 secondes :

Les derniers mots dans la lettre d’adieu de Jack Layton

Mes amis, l’amour est cent fois meilleur que la haine.
L’espoir est meilleur que la peur.
L’optimisme est meilleur que le désespoir.
Alors aimons, gardons espoir et restons optimistes.
Et nous changerons le monde.

8 secondes :
Tout extrait de  "Piste 1" de Galaxie. Ça drive mes amis…

7 secondes :
Être au bon endroit, au bon moment et s’émouvoir devant son rêve qui se réalise… Vécu en 2011, je vous le souhaite en 2012 ou au moins une fois dans votre vie…

6 secondes :
Passer d’un Iphone 3G de 8 Go à un Iphone 4S de 32 Go et redécouvrir la vraie valeur d’un 6 secondes. (ok, cheezy celle-là)

5 secondes :
Le temps de faire "cheers"  - avec les amis, la famille professionnelle élargie, les connaissances, les nouvelles rencontres –  aux activités auxquelles j’ai participé cette année : Yulbiz, Tweet-up (prévu ou improvisée)  Cocktail éclair des fêtes – 13.12.11.DIX, la Journée mondiale de l’utilisabilité, ParisWeb, les Soirées VinoMTL, le MédiaCamp sans oublier les moments, plus privés, où se sont échangés fous rires et confidences…

4 secondes :
Le temps  nécessaire pour que 80 000 spectateurs du show de U2 du vendred 8 juillet soient trempés à la lavette. Mais des milliers de 4 secondes gravées dans la mémoire de tous les gens présents.

3 secondes :
La nouvelle  de la mort de Steve Jobs qui s’est propagée dans les réseaux sociaux comme une traînée de poudre. Une source d’inspiration et un génie novateur pour plusieurs. Quoiqu’on en pense, cette homme aura assurément marqué les 25 dernières années.

2 secondes :
Des images qui, même fixes, ont marqué l’actualité internationale ou locale : le tsunami au Japon, la montée de la voix du peuple au Moyen Orient, les inondations en Montérégie, la photo des enfants de Guy Turcotte, la vague orange aux élections fédérales, et encore , et encore…

1 seconde :
Ce regard, complice, qui est échangé et où en l’espace d’une seconde, tu comprends que les mots ne sont pas nécessaires.

Bonne Année!

Que 2012 vous réserve #surprises #bonheur #amour #rock #rêve #projets #santé #paix #plénitude #succès #simplicité #temps #projets #sourires #fourires #folie

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PS Avant de partir, la minute la plus remarquée de cette année :-)

Photo de @BarcelonaCitizen

6 décembre 2011 / MarikaMTL

Quel type de blogueuse suis-je?

Carnet papier vu dans un musée qui m'a bien fait sourire :-)

Il y a un peu plus d’un an, je démarrais ce blogue. Mon intention était purement technique : je désirais apprendre et comprendre WordPress pour savoir si je pouvais l’utiliser au travail, pour contourner les sites web vétustes que j’administrais. Pour atteindre mon objectif, je ne pouvais demeurer que dans le survol de fonctionnalités, alors je me suis mise à écrire.

J’avais appris quelques leçons sur l’art du blogue. Prendre une ligne éditoriale et la maintenir. Trouver son style, sa couleur. Mais voilà, ayant plusieurs champs d’intérêts, je ne voulais pas me limiter à un seul thème de rédaction. Si je prenais la décision d’écrire publiquement, je ne voulais pas me cantonner, moi qui ai des avis et des opinions sur tout… ou presque! De là m’est venue l’idée de l’intituler Multiplicités. Parce que j’envisageais de parler de sujets multiples. Voilà l’historique.

Yulblog, Yulbiz et compagnie

Les Yulblog, ce sont des rencontres de blogueurs de tout acabit. Les Yulbiz sont des rencontres de blogueurs, d’affaires cette fois, qui ont lieu tous les derniers mardis du mois, dans la région de Montréal. Ces rencontres roulent depuis 2006.  Le Yulbiz a, depuis, fait des petits un peu partout dans le monde.

Le blogue, ça fonctionne beaucoup dans un esprit de communauté : je te lis, tu me lis, je commente sur ton blogue, tu commentes sur le mien, etc. Avec le temps, les plateformes se sont raffinées et sont devenus plus accessibles au commun des mortels, ce qui fait qu’il est facile pour quelqu’un de se partir un blogue.

Dernièrement, dans ce billet de l’ami Claude Malaison, les fondateurs du Yulbiz mentionnait qu’ils voulaient revenir à la source, rassembler davantage les blogueurs d’affaires que les "adeptes des médias sociaux" notamment. J’ai évidemment commenté, à la lumière de ce que j’ai énoncé plus haut. Voici mon commentaire :

Bonjour Claude,
J’aime beaucoup aller dans les Yulbiz, j’y fais un réseautage professionnel pertinent, aime les discussions qui s’y déroulent, apprécie les gens qui sont présents, c’est pour moi un des rassemblements auquel j’aime le plus participer, encore plus dans le contexte d’abondance des activités et rassemblements que les réseaux sociaux amènent.

Cependant, je me sentirais imposteur d’y aller en tant que blogueur d’affaires, j’ai du mal à simplement dire que j’ai un blogue! Aurai-je encore ma place? J’Imagine que oui, en participant positivement aux discussions… Vous saurez me le dire sinon?

À bientôt!

Marika

Claude m’a gentiment rassurée et m’a même ajoutée dans la liste des blogueurs. Merci mon ami, mais… je relate cette discussion entendue au dernier Yulbiz.

Un des tout premiers participants au Yulbiz rencontrent un autre individu. Ils se présentent. et inévitablement, la question :

- Le type : As-tu un blogue?

- Yulbizeur assidu, bien embêté : Je ne sais pas si j’ai un blogue d’affaires, mais j’ai un blogue.

- Moi, synthétique : As-tu un blogue où tu parles de tes voyages? Des relations hommes-femmes? De tes dernières créations culinaires? Non! Tu y parles de techno, de communication, y rescence tes lectures, partage du contenu relatif à ton travail, bref tu as un blogue d’affaires!

En fait, comment ne pas me sentir imposteur dans ce contexte? Je ne blogue pas dans un contexte d’affaires. Les propos dont je traite sur mon blogue parle de ce qui m’entoure et m’intéresse. Et ce qui m’entoure, ce sont les gens que je côtoie, je m’intéresse aux technologies, aux médias sociaux, au marketing, aux communications. Mais je ne fais pas de "business" avec mon blogue. Cependant, je partage l’avis de plusieurs blogueurs d’affaires, comme quoi le blogue peut faire partie intégrante d’une stratégie d’affaires, qu’il est bien et même souhaitable de garder les infos chez soi, dans "un endroit où on possède les clés".

Et puis, suis-je une blogueuse?

La plus simple expression d’un blogueur, c’est quelqu’un qui tient un blogue. Quelqu’un qui publie des billets sur une plateforme web, à fréquence régulière. Je vous suggère de lire la définition d’un blogue sur Wikipédia, c’est pertinent. Mais je n’ai pas pu définir quel type de blogueuse je suis. Et si j’étais au deux? Si j’étais à la fois perso et pro? Est-ce que je peux, dites?

Un blogue est teinté de la personnalité de celui qui le rédige. Du moins, j’aime le sentir lorsque je lis des billets. J’aime y ressentir un ton, une humeur, même sur des propos sérieux. C’est le côté pratique du blogue non? D’avoir une certaine liberté?

J’ai longtemps mis une photo de moi brouillée sur mon blogue. Je ne me nomme pas. Mais je crois qu’il est temps que je fasse mon coming-out : Marika Laforest, blogueuse. Sans sujets précis. Avec humeur. En toute liberté.

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Voici un des principes du Yulbiz.

« Yulbiz est un regroupement international de blogueurs d’affaires qui vise a favoriser le réseautage et la pratique des blogs dans un contexte professionnel. Consultants, professionnels, auteurs, journalistes, écrivains, entrepreneurs, experts, chercheurs, enseignants, universitaires, ceo, hommes politiques, artistes, travailleurs autonomes et toutes personnes intéressées à la pratique des blogs en vue d’établir et maintenir la tenue d’un site web dans lequel ces personnes peuvent s’exprimer librement.»

Billet rédigé au son de Galaxie Jazz d’aujourd’hui. Ici, Black Dhalia de Bob Belden.
 
 
 
21 novembre 2011 / MarikaMTL

Retour sur Paris Web 2011

Paris Web 2011, j'y étais!

J’ai assisté à l’édition 2011 de Paris Web , une conférence d’une durée de trois jours, portant sur l’accessibilité, l’ergonomie, l’expérience utilisateur et le design web. J’ai rarement vu, au Québec du moins, une conférence sur le web réunissant designers, intégrateurs, développeurs, chargés de projets et experts des sujets énoncés plus haut. Un beau groupe rassemblé par les mêmes intérêts, parlant le même langage.

Accessible pour tous!

Parlant de langage, les programmes étaient aussi disponibles en braille. Et ce qui m’a charmée dans cette conférence, c’est le fait que toutes les présentations étaient "traduites" en LSF (langue des signes française) et tapée en direct sur écran dans la salle (vélotypie). Une conférence sur l’accessibilité qui est un cordonnier bien chaussé! En discutant avec différentes personnes, c’était, à leur connaissance, la première fois qu’une conférence n’étant pas uniquement destinée aux sourds ou au sujet des sourds, était traduite ainsi . Il faut comprendre qu’en France, les sourds ne sont pas aussi bien supportés qu’au Québec et qu’il est difficile pour eux de poursuivre leurs études. Ceci dit, chapeau aux interprètes qui ont eu à traduire un langage hyper technique!

Je veux un VRAI sous-titrage!

D’ailleurs, Sophie Drouvoy (@cyberlaloo_) a présenté la conférence "Je veux un vrai sous-titrage!". Nous utilisons de plus en plus le vidéo dans nos sites web. Sophie nous a présenté les rudiments d’un bon sous-titrage. Saviez-vous qu’il existe des codes de couleurs pour identifier les différentes interventions sonores dans le sous-titrage?

  • Blanc pour un intervenant à l’écran
  • Jaune pour un intervenant hors champ
  • Jaune pour un téléphone, radio,tv…
  • Rouge pour des indications sonores
  • Vert pour une langue étrangère
  • Magenta pour une indication musicale
  • Cyan pour le narrateur ou une pensée
Source : http://www.medias-soustitres.com/Sous-Titrage-Teletexte-STT.html
 

De plus, c’est simple, mais c’est bon de le mentionner : Évitez de placer le sous-titrage au bas de l’écran et ainsi risquer de cacher les éléments d’information apparaissant pour tous (par exemple, le nom d’un intervenant qui apparaît à l’écran).

Cette conférence était la plus touchante, Sophie étant elle-même sourde. Un sujet dont elle est passée maître car au fond, l’expérience usager, elle le vit tous les jours…

Je vous invite à lire son billet : J’avais un rêve, Paris Web l’a réalisé. 

Les lightning talks : ou comment épater la galerie en 4 minutes

Une formule tout à fait originale qui, avouons-le, était bienvenue après toute une journée de conférence… Les présentateurs ont foulé la scène, tels des rockstar, pour venir exposer un sujet en lien avec les thèmes de la conférence, où les gagnants étaient élus par l’applaudissomètre. De Karl Dubost qui a proposé un nouveau sac à laptop avec une jambe de ses jeans (qu’il a coupé "live" sur la scène), au wiki de la glande assistée par ordinateur (ou comment glander efficacement sur le web – ma préférée!), ce concept est un must. Je la verrais d’ailleurs très bien au PodCamp Montréal

En rafale…

Parce que deux jours de conférences, plus une journée d’ateliers, ça te remplit le cerveau de connaissances assez rapidement, voici en vrac quelques informations apprises / retenues / remémorées :

- Ne repoussez pas la sortie de votre site web parce qu’il n’est pas 100% accessible. Le projet peut évoluer, le découper en petites étapes, avec plus d’un intervenant.

- Pour tester vos fontes et voir comment elles vont apparaître sur le web, avec choix de fureteur: http://wfs.typographisme.net/

- Structurez vos contenus de votre site web dans une architecture claire, organisée. Google vous retrouvera plus facilement!

- avant de choisir une typo web, assurez-vous d’en détenir les droits. Une bonne façon de vérifier: http://webfonts.fonts.com/en-us

Par conférence…

Le goût et les couleurs – Par David Rault

Le jaune est la couleur la plus lumineuse. La lisibilité est optimale lorsque le jaune et le noir sont agencés.

Un site web devrait contenir en moyenne 3 ou 4 couleurs maximum. Une couleur principale, ses nuances, une couleur complémentaire. Pour explorer des nuanciers web ou tester votre site: http://www.colorcombos.com/

Tester l’ergonomie de votre site web sans budget – par Maurice Svay

- Demandez à votre famille, votre entourage, des étudiants… Faites attention cependant à ce que votre famille ne tente pas de dire que tout est bien sous prétexte de ne pas vous décevoir…

- Adoptez le Guerilla Testing : Promenez-vous dans les cafés, offrez une carte-cadeau à un client présent en échange de 20 minutes de leur temps pour tester une fonctionnalité (ou deux)

- Regardez les gens utiliser votre site web dans leur environnement naturel (oublions les focus group!)

- Encouragez-les à penser à voix haute (prenez des notes)

- Faites faire des tests à distance (avec ou sans webcam) :

www.usertesting.com
www.TryMyUI.com
www.appili.com
www.testapic.com
www.youeye.com 

La Sagesse du web (ou comment utiliser le design réfléchi pour créer une bonne expérience utilisateur) par Celines Céline.

- Un bon design web est un design intuitif. Le service offert doit être très proche de nos utilisateurs. Simplifier le système.

- Posez-vous la question : Chaque fois que vous ajoutez une nouvelle fonctionnalité, êtes-vous intuitif?

- Un bon design sera bien organisé.

- On ne peut pas tout contrôler mais on peut influencer un utilisateur pour qu’il adopte les comportements souhaités.

- Les clients doivent faire partie du processus, construire le web ensemble. Les éduquer, mais ne pas les prendre pour des nuls.

 

Les présentations disponibles sur SlideShare (quoique sans orateur, elles deviennent un peu alambiquées)


Le résumé de Paris Web en infographie

 

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Avis à mes lecteurs (et note à moi-même)

À la suite de Paris Web, j’ai profité de l’occasion pour prendre des vacances à Paris et Barcelone. Rédiger ce billet n’était donc bon, vous le devinerez, ma priorité immédiate… En quand je suis revenue, et bien le boulot a pris le dessus. J’ai donc rédigé en plusieurs étapes sur une période d’un mois. J’ai abondamment twitté durant cette conférence, mes tweets ont servi de notes… Enfin c’est ce que je pensais! J’ai eu un mal fou à retrouver mes tweets, considérés trop vieux par Twitter pour les retrouver. J’ai pu me référer à mes "vieux" tweets du mois dernier (enfin peut-être 80% d’entre eux) grâce à Topsy et SnapBird. Merci les applications tierces! Et Marika, tente donc la prochaine fois, de faire les choses au fur et à mesure…

10 octobre 2011 / MarikaMTL

Une Montréalaise à Paris…Web!

Paris Web, j'y vais!

Je navigue dans le web depuis une quinzaine d’années et dans le milieu des communications, du marketing et des technologies de l’information depuis 20 ans.

J’ai toujours été attirée par le design web, la façon de naviguer, l’expérience client. Jusqu’à il y a quelques années, je ne savais pas qu’il y avait un nom pour ces disciplines : l’expérience utilisateur (souvent identifié par le UX) l’ergonomie web et l’accessibilité. J’ai eu l’occasion d’organiser des conférences qui m’ont permis de rencontrer des passionnés et des spécialistes dans la matière: Alain Robillard Bastien, Sandrine Prom Tep, Julie Saulnier, Denis Boudreau. C’est par ce dernier que j’ai appris l’existence de Paris Web qui se déroule du 13 au 15 octobre, et où Denis sera conférencier.

Après avoir brassé mer et monde pour me procurer une entrée pour cette conférence (qui affichait complet dès le début août), j’ai décidé de favoriser le destin en achetant mes billets d’avion, et ce même si je n’avais pas d’accès. Je me disais que ce serait plus facile sur place… Voilà qu’il y a trois semaines, mon souhait se concrétisait et j’ai pu avoir mon billet! Merci d’ailleurs à Sébastien Delorme et Jean-Christophe Pagnon, deux des organisateurs, pour leur tolérance et leur excellent service.

Le thème de cette année : KISS – Keep it simple and smart (ben oui, les Français aiment bien utiliser l’anglais). La programmation est passionnante. Deux jours de présentations et une troisième journée d’ateliers (workshop) où les discussions devraient aller bon train. Parmi les présentations offertes, je compte assister entre autres à Le goût et les couleurs, de David Rault, Tester l’ergonomie même sans budget, de Maurice Svay, Petite arithmétique de l’UX : choisir, renoncer, construire, par Nacéra Benfedda et Amélie Boucher, Tester vos services, mythes et réalités de Raphaël Yhassarry, SEO, mobilité et accessibilité : la sainte trinité d’un développement Web inclusif, de Denis Boudreau (on sera au moins deux Québécois dans la salle!), Immediate Inspiration, de Denise Jacobs.

Côté boulot, je suis conseillère en communication, avec entre autre la responsabilité de planifier les stratégies de communication des services pour lesquels je travaille, notamment d’orchestrer le virage numérique, dont de repenser le web (nous avons plus de 20 sites web à gérer) et d’y inclure une présence médias sociaux. Cette conférence tombe à point! De plus, elle se promet d’être passionnante et plus que pertinente!

Suivez-moi sur twitter (@marika9) pour un "twivage live", avec le hashtag #parisweb ou encore assistez aux différentes conférences qui seront présentées en streaming. (http://direct.paris-web.fr/).

Et j’en profite également pour prendre un peu de temps pour des vacances dans les Zeuropes… La vie est quand même belle.. :-)

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Encore sous le charme du film Café de Flore de Jean-Marc Vallée, je vous partage la chanson finale du film, Le vent nous portera, de Noir Désir.

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