La viralité est éphémère… Vraiment?

Cette réflexion m’est venue au début janvier alors que je regardais une reprise de Vlog à TVA, animée par Dominic Arpin. C’est une émission qui présente « le meilleur du web » en vidéo. En fait, je ne savais pas que c’était une reprise. Je pensais découvrir de nouvelles vidéos (bien que souvent, j’en ai déjà vu la plupart) jusqu’à ce qu’une de ses interventions fasse référence à un événement passé. Ces vidéos étaient donc « déjà vieilles » dans le monde du web. Je me suis dit à moi-même : La viralité est bien éphémère au fond…

On ne peut créer de la viralité

Voici ma perception de la viralité. On parle de viralité lorsqu’une information, un message, une nouvelle, un vidéo, une image, se propage rapidement, comme un virus! Ce phénomène marketing est accentué par la démocratisation des réseaux sociaux comme plateforme, par l’utilisation de plus en plus accrue de la population générale. Pour qu’il y ait viralité, il faut qu’il y ait partage, propagation. Lorsqu’un client mentionne à une équipe marketing : « faites-moi une campagne virale »,  je souris. On peut planifier une campagne, l’orchestrer, sortir l’artillerie lourde de la création, mais on ne peut pas « packager » l’effet viral. On peut le souhaiter, mettre en place des éléments pour l’occasionner, tenter de séduire quelques influenceurs, mais au bout du compte, c’est l’individu et ses relations qui, par leur effet de masse, contribueront à propager l’information. Et tout ceci se diffusera, à mon avis, selon ces quelques critères : nouveauté, scoop, audace, originalité, momentum, sa capacité à toucher les gens, d’une façon ou d’une autre. À mon sens, une bonne campagne originale ou audacieuse aura plus de chance d’être propagée.

La meilleure campagne virale de la dernière année, produite au Québec, est à mon avis celle de Dermablend avec Zombie Boy. Créative, efficace, spectaculaire, elle vante bien les mérites du produit. L’agence Tuxedo de Montréal (dont Rachelle Houde) est derrière cette belle réussite.

Quand le virus devient contagieux

Il y a aussi de ces rumeurs, liens, vidéos, photos discutables qui, dans un effet boule de neige, sont vus/lus/sus par un grand nombre de personnes partout sur la planète. Certains peuvent coûter un emploi, ternir une réputation, provoquer des souffrances. Dans ces cas, j’imagine que les entreprises ou individus qui en sont visés souhaiteraient justement l’éphémérité de cette viralité…

Ce qui est sur le web demeure sur le web

Je réfléchissais donc au fait qu’après quelques jours, voire quelques heures, certaines vidéos ou photos dont j’avais entendu parler ou que j’avais vues ainsi que certains billets ou articles que j’avais lus et appréciés étaient tombé(e)s dans l’oubli. Je trouvais le tout dommage. Mais j’étais secrètement heureuse pour ceux qui avaient été heurtés par cet effet boule de neige non souhaité. Mais en me rappelant mes lectures de Six Pixels of Separation de Mitch Joel, je me suis dit que Google ne se targuerait pas de la viralité, il saurait faire ressortir ces photos compromettantes ou ce billet flatteur… Si Google est parfois votre meilleur ami, il peut aussi se révéler être votre pire ennemi…

Mon expérience personnelle

Valéria Landivar, blogueuse au journal Métro, a dressé une liste de 35 comptes Twitter québécois qu’elle appréciait et suggérait à ceux qui en étaient à leurs premiers pas sur cette plateforme de microblogging. J’étais parmi la liste. Assise tranquillement devant mon ordi avec mon café, pouf! ça se met à exploser de partout dans mon univers virtuel : mentions sur Facebook et Twitter (j’ai pratiquement abandonné mon compte Google +), nombreux nouveaux abonnés, nouveaux lecteurs sur mon blogue, l’effet viral a été important. Alimenté notamment par ceux qui étaient mentionnés dans cette liste ou encore relayé par d’autres qui ont apprécié. Combien de temps ce billet fera-t-il parler de lui? 24 heures? Une semaine? Un mois? La viralité sera sans doute éphémère dans ce cas-ci, mais Google aura la mémoire plus longue. Morale de l’histoire : il faut encore une fois faire gaffe à sa réputation numérique et ne pas dire sur le web ce que l’on ne dirait pas devant une foule de 50 000 personnes…

Acteur viral

Je suis moi-même un acteur viral. Je contribue à partager des contenus qui, je pense, peuvent intéresser ceux qui me suivent. Ou seulement parce que j’ai adoré quelque chose et je voudrais que les autres le découvrent. Mais je m’abstiens de relayer du contenu dégradant, irrespectueux, irrévérencieux. Même pour dénoncer. Car on ne sait pas toujours ce qui se cache derrière une histoire. Je dirais donc que je viralise positif. Et vous, êtes vous un acteur viral?

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